
Contre-enquête · Vittel · Contrexéville
Cures : 12 millions d'euros, zéro source… et pas une question
Un maire lance 12 millions d'euros. Un directeur aligne ses chiffres. Vosges Matin relaie, sans les confronter aux documents publics. Nous, on les a ouverts.
Novembre approche, et la saison thermale s'achève sous la rotonde de Contrexéville. Neuf curistes sur dix sont retraités, selon le directeur des thermes. Le gouvernement veut faire payer leurs cures par les mutuelles : 200 millions d'euros d'économies pour la Sécu, selon Vosges Matin.[1][5]
Branle-bas de combat chez les élus et les professionnels. Les chiffres pleuvent. Qui les vérifie ? Nous.
M. le maire de Vittel, où est l'étude ?
« Quand on regarde simplement Vittel et Contrexéville, on est en retombées indirectes autour de 12 millions d'euros. »
Douze millions. Pas une ligne de méthode. Ni étude, ni auteur, ni année, ni répartition entre les deux villes.[1]
Des « retombées indirectes », c'est ce que les curistes dépensent à l'hôtel, au restaurant, dans les commerces. Ce n'est pas le chiffre d'affaires des thermes. Ni l'argent des communes. Le chiffre impressionne. Il ne prouve rien tant qu'on ne sait pas comment il est calculé.
Le calcul est pourtant faisable : la fédération thermale régionale en a fait un en 2018, pour tout le Grand Est. Alors, M. Perry : d'où sortent les vôtres ?[2]
M. Chalumeau, les documents de vos thermes disent autre chose
« La plupart des établissements thermaux risquent la fermeture. »
Le cri d'alarme sonne fort. Mais dans un accord d'entreprise signé en janvier, les thermes qu'il dirige affichent « + 200 % » de clientèle depuis le Covid, quand la tendance nationale est à −20 %. La menace est future, la reprise est bien réelle.[3]
Les emplois ? Le directeur parle de « 70-80 » emplois directs. Le même accord d'entreprise liste 19 salariés au 31 décembre 2025. Hors saison, certes. Mais l'écart mérite une explication.[5][3]
Les nuitées ? Il en annonce « 40 000 » grâce à la rhumatologie. Or 1 000 curistes pendant trois semaines, cela fait environ 21 000 nuits. Où sont les 19 000 autres ? Les accompagnants, peut-être. Aucune précision n'est donnée.[5][2]
À son crédit, un chiffre tient la route : de 446 curistes en 2021 à 1 377 en 2025, la renaissance par la rhumatologie est documentée.[3]
M. Gaultier, isolée de quoi ?
« Contrex choisit l'isolement. »
L'ancien député dénonce aussi « une décision politique, unilatérale ». La formule claque. Mais isolée de quoi, exactement ?[5]
La Chambre régionale des comptes (CRC), qui contrôle les finances publiques, a examiné la politique thermale de la Région. Son constat sur la fédération : un rôle « à ce jour » non défini dans la stratégie régionale. La Région lui verse pourtant une cotisation et a subventionné les fédérations thermales à hauteur de 131 000 € en 2021-2023.[2]
Et sur 2021-2023, alors que toutes les stations étaient adhérentes selon la fédération, la Région attribuait à Contrexéville 0 € d'aide, contre 10,35 M€ pour Vittel. M. Gaultier, qu'a obtenu la fédération pour Contrexéville ?[2]
M. Georgin, « rien », c'est combien ?
Le maire de Contrexéville, Fabrice Georgin, a fait voter la sortie le 29 septembre. Selon Vosges Matin, il estime que la fédération n'apporte rien à la station.[5]
Possible. Mais rien, comparé à quoi ? Combien coûtait la cotisation ? Pour quels services ? Aucun chiffre n'est avancé. Et puisque la commune parle d'argent, une autre question : la CRC chiffrait la charge nette des thermes pour la commune à environ 0,4 M€ par an entre 2016 et 2020. Combien aujourd'hui ?[4]
Contre-enquête
Ce que Vosges Matin ne vous dit pas
Deux articles, quatre voix, des chiffres en cascade. Et à aucun moment, ces chiffres ne sont confrontés aux documents publics.
- Les 12 M€ sont publiés tels quels. Ni source, ni méthode, ni répartition. L'article ne dit pas si la question a été posée.
- Les chiffres du directeur sont relayés sans contrôle apparent : « 70-80 » emplois, « 40 000 nuitées », étude à « 360 000 € ». L'accord d'entreprise des thermes et les rapports de la CRC sont pourtant en ligne, gratuitement.
- La sortie de la fédération est racontée surtout par ceux qui la regrettent : le président de la FTGE et le directeur des thermes. Le maire, qui a porté la décision, n'apparaît qu'en paraphrase.
- Et pour conclure, un haussement d'épaules : « Ou peut-être s'agit-il uniquement du simple non-renouvellement d'une adhésion à une association. » Peut-être. Le montant de la cotisation, lui, n'apparaît nulle part.
Relayer n'est pas informer. Les questions absentes de ces deux articles, nous les posons ci-dessous.
Les cures font vivre Vittel et Contrexéville, personne ne le conteste. C'est justement pour ça que leurs chiffres méritent mieux que des slogans. Le détail de nos vérifications, point par point, est juste en dessous.
Vérification
Le décryptage point par point
Chaque affirmation des deux articles de Vosges Matin, confrontée aux documents publics : rapports de la Chambre régionale des comptes, accord d'entreprise des thermes. Touchez un point pour lire l'analyse complète.
Ce que disent les articles de Vosges Matin
Le 17 octobre, Vosges Matin (Yannick Antoine, article réservé aux abonnés) revient sur le projet de la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, de transférer la prise en charge des cures thermales de l'Assurance maladie vers les complémentaires santé. Selon le journal, cela délesterait la Sécu de « 200 millions d'euros » ; les cures sont aujourd'hui « remboursées à hauteur de 65 % ». Franck Perry, maire de Vittel, déclare : « Quand on regarde simplement Vittel et Contrexéville, on est en retombées indirectes autour de 12 millions d'euros. » L'article ne cite ni étude, ni auteur, ni année de référence, ni répartition entre les deux villes. Dans le même article, François Chalumeau, directeur des thermes de Contrexéville, prévient que « la plupart des établissements thermaux risquent la fermeture ». Il chiffre le surcoût possible pour le curiste à « 300 ou 400 euros » sur une cure moyenne de « 2 000 euros les trois semaines ». La Fédération thermale du Grand Est (FTGE) n'est pas évoquée.
Le 2 octobre, le même journaliste rapportait que Contrexéville a quitté la FTGE par un vote du conseil municipal du mardi précédent, soit le 29 septembre. Selon l'article, le maire, Fabrice Georgin, estime que la fédération n'apporte rien à la station. Jean-Jacques Gaultier, président de la FTGE et ancien député, y voit « une décision politique, unilatérale » : « Contrex choisit l'isolement ». François Chalumeau, de son côté, défend l'agrément rhumatologie obtenu en 2021. Il évoque une étude « qui a coûté 360 000 € », financée par la commune, les thermes et la Région, et lui attribue l'arrivée de 1 000 curistes, « 40 000 nuitées » et « 70-80 » emplois directs. Le journaliste conclut lui-même qu'il s'agit peut-être « du simple non-renouvellement d'une adhésion à une association ».
Des deux articles, beaucoup de lecteurs retiendront une idée simple : le thermalisme rapporte 12 M€, et Contrexéville s'éloigne de la structure qui le défend. Or ce raccourci mélange trois sujets distincts : le poids économique des cures, le financement de la station de Contrexéville et l'utilité de la FTGE.
Les affirmations vérifiées
Non documenté « Quand on regarde simplement Vittel et Contrexéville, on est en retombées indirectes autour de 12 millions d'euros. » (Franck Perry, maire de Vittel, Vosges Matin, 17/10/2026)
Le chiffre est correctement attribué : c'est une déclaration du maire de Vittel, qui parle bien de « retombées indirectes » et des deux villes ensemble. Mais l'article ne donne aucune source : ni auteur, ni année, ni périmètre, ni hypothèses, ni répartition entre Vittel et Contrexéville. Or une estimation de dépenses induites (hébergement, restauration, commerces, transports) n'est ni le chiffre d'affaires des établissements thermaux, ni leur bénéfice, ni les recettes fiscales des communes. En l'état, c'est une affirmation rapportée, pas une donnée vérifiable.[1]
À nuancer « Ce n'est pas neutre pour les collectivités. » (Franck Perry, Vosges Matin, 17/10/2026)
C'est exact, mais pas forcément dans le sens que suggère le chiffre de 12 M€. Pour Contrexéville, propriétaire de ses thermes, la chambre régionale des comptes (CRC) a calculé que l'activité thermale laissait à la charge de la commune un solde moyen « de l'ordre de 0,4 M€ par an » entre 2016 et 2020, financé en partie par l'emprunt. Elle relève aussi une moins-value définitive de 0,9 M€ lors de la cession des parts de la commune dans l'ancienne société d'économie mixte (SAEML) en 2018, et juge l'économie du bail commercial « peu favorable à la commune ». Réserve importante : ces constats portent sur 2016-2020 et ne décrivent pas la situation de 2026.[1][4]
À nuancer « La plupart des établissements thermaux risquent la fermeture » ; ils sont « tous en baisse et certains avec des baisses catastrophiques ». (François Chalumeau, Vosges Matin, 17/10/2026)
La baisse est documentée à l'échelle régionale. Selon la chambre régionale des comptes (CRC), le Grand Est est passé d'environ 41 000 curistes conventionnés en 2018 à 28 821 en 2022. Selon la FTGE, la fréquentation de 2023 n'atteignait en moyenne que 75 % de celle de 2019. Le risque de fermeture, lui, est une projection qu'aucun document ne permet de vérifier. Contrexéville fait d'ailleurs figure d'exception : son exploitant déclare une clientèle « + 200 % » depuis le Covid, quand la tendance nationale est de −20 %. En janvier 2026, il estimait que la pérennité de l'entreprise n'était « pas remise en cause » si les charges d'énergie étaient maîtrisées. Cette appréciation est antérieure au projet de transfert vers les mutuelles.[1][2][3]
Vérifié Vittel et Contrexéville, deux stations voisines, logées à la même enseigne ?
Les tableaux de la CRC montrent l'inverse, du moins pour les subventions régionales. De 2021 à 2023, la Région Grand Est a attribué 10 349 863 € d'aides à la station de Vittel, tous dispositifs confondus, et 0 € à Contrexéville. Les montants effectivement consommés sur la même période sont bien plus faibles : 288 164 € pour Vittel, 4 335 € pour Contrexéville (tableau 16). Deux précautions s'imposent. Un montant attribué n'est pas un montant versé. Et l'absence de nouvelle aide régionale sur trois ans ne veut pas dire absence de tout soutien public (voir les contre-arguments). Le tableau 15 du même rapport présente, lui, les aides par dispositif à l'échelle régionale (17,7 M€ au total) et non par station.[2]
Partiellement vérifié « L'étude rhumatologie qui a coûté 360 000 € », financée par la commune, les thermes et la Région ; « si on ne l'avait pas eue en 2021, on serait fermés aujourd'hui ». (François Chalumeau, Vosges Matin, 02/10/2026)
Une partie est vérifiable. L'agrément « rhumatologie » a bien été obtenu par arrêté ministériel du 22 février 2021, ce que la CRC présente comme un objectif de longue date de la commune. La commune a versé à la société exploitante deux subventions « pour la rhumatologie » : 109 000 € en 2017 et 208 500 € en 2018, soit 317 500 €. En revanche, les rapports de la CRC ne mentionnent ni le coût total de 360 000 €, ni une participation régionale à cette étude. Une telle aide serait antérieure à 2021, donc hors du tableau des aides attribuées en 2021-2023 (le « 0 € » de Contrexéville). Elle pourrait figurer parmi les subventions régionales de 135 539 € et 19 160 € perçues par la commune en 2016-2020 pour ses thermes, mais rien ne permet de l'affirmer.[5][4][2]
Vérifié Quelle est la santé réelle des thermes de Contrexéville ?
Les seuls chiffres récents publics que nous avons trouvés viennent de l'exploitant lui-même, dans un accord collectif d'activité partielle de longue durée « Rebond » (APLD-R) signé le 20 janvier 2026. Il déclare 1 374 curistes en 2024 et 1 377 en 2025, un résultat de −166 k€ en 2023 (après une hausse du coût de l'énergie de 235 k€ par rapport à 2021) et de +42 k€ en 2024. Il fait état d'un prêt garanti par l'État (PGE) à rembourser jusqu'en 2027 et de capacités d'investissement « bloquées ». Il s'agit de déclarations de l'entreprise, pas de comptes certifiés.[3][2]
À préciser L'agrément rhumatologie « a apporté 1 000 curistes », « 40 000 nuitées » et « 70-80 » emplois directs ; avant, « on accueillait 350 curistes par an ». (François Chalumeau, Vosges Matin, 02/10/2026)
Le premier chiffre est cohérent avec les documents. 350 + 1 000 donne environ 1 350, proche des 1 374 et 1 377 curistes déclarés pour 2024 et 2025. La rhumatologie représenterait « 80 % des cures », soit environ 1 100. Le niveau d'avant l'agrément est du même ordre : 436 en 2018 selon la CRC, 446 en 2021 selon l'exploitant. Les deux autres chiffres demandent à être précisés.
Les nuitées d'abord. Une cure dure trois semaines (CRC), donc 1 000 curistes représentent environ 21 000 nuitées. Atteindre 40 000 supposerait à peu près un accompagnant par curiste, ou une autre base de calcul (ensemble des curistes, séjours prolongés). L'article ne le précise pas.
Les emplois ensuite. L'annexe de l'accord APLD-R recense 19 salariés au 31 décembre 2025. C'est hors saison thermale, qui s'achève en novembre, et aucun agent thermal ni masseur n'y figure. Les « 70-80 » emplois incluent peut-être des saisonniers, des professionnels libéraux ou des emplois de la station. Aucun document public ne permet de le vérifier.
Les chiffres de 2022 divergent aussi : 883 cures selon l'exploitant, 833 curistes conventionnés selon la CRC (données CNETh). Ce sont des questions de méthode, pas des accusations.[5][3][2]
Incomplet « Contrex choisit l'isolement » (Jean-Jacques Gaultier, président de la FTGE) ; pour le maire, Fabrice Georgin, la fédération n'apporterait rien à la station. (Vosges Matin, 02/10/2026)
Deux affirmations s'opposent, et aucune n'est démontrée. Jean-Jacques Gaultier assure que « toutes les stations thermales du Grand Est » sont adhérentes. Cela impliquerait que Vittel l'est aussi, mais c'est son affirmation : l'article ne précise pas la situation de Vittel. La CRC confirme que la FTGE rassemble l'ensemble des communes thermales et leurs exploitants, que la Région lui verse une cotisation et qu'elle a subventionné les fédérations thermales à hauteur de 131 000 € en 2021-2023. Nous n'avons pas pu vérifier l'adhésion de la Collectivité européenne d'Alsace (CeA). Inversement, aucun document public ne permet de mesurer ce que l'adhésion a apporté à Contrexéville. La CRC juge le rôle de la FTGE dans la stratégie régionale « à ce jour » non défini, tout en reconnaissant qu'elle a porté l'étude de 2018 sur la filière et contribué à plusieurs actions. Quitter une fédération, c'est quitter un organisme de représentation, pas abandonner les cures.[5][2]
Contre-arguments sourcés
Au crédit du maire de Vittel : des retombées indirectes existent bel et bien. L'étude réalisée en 2018 par la FTGE, citée par la CRC, évaluait l'impact du thermalisme régional à 41,5 M€ de chiffre d'affaires hors taxes, 615 équivalents temps plein directs et 1 244 au total en comptant les emplois indirects et induits. Une estimation de 12 M€ pour deux stations n'a donc rien d'invraisemblable a priori. Simplement, elle ne peut pas être vérifiée sans l'étude qui la fonde. Une mise à jour station par station, distinguant dépenses directes, dépenses indirectes, valeur ajoutée, emplois, recettes fiscales et coûts publics, et sans doubles comptes, trancherait la question.[1][2]
Contrexéville n'est pas privée de tout soutien public parce qu'elle n'a reçu aucune nouvelle aide régionale en 2021-2023. Sur 2016-2020, la commune a perçu 135 539 € et 19 160 € de la Région, ainsi que 27 539 € du Département, pour ses thermes. Elle a elle-même versé 317 500 € à l'exploitant pour la rhumatologie. La Région a aussi financé des formations d'agent thermal à Contrexéville en 2022 et 2023 (39 275 € et 15 732 € facturés), et son « train des eaux » dessert la station. L'exploitant mentionne enfin une étude « économie d'eau » menée avec la Région à partir de 2026.[4][2][3]
La progression de Contrexéville a une explication avancée par son directeur, l'agrément rhumatologie de 2021, et elle est cohérente avec les chiffres : 446 cures en 2021, 1 377 en 2025 selon l'exploitant. Aucun document ne permet en revanche de rattacher cette évolution à l'adhésion à la FTGE, ni à son absence.[3][5]
Les constats de la CRC sur Contrexéville datent : ils portent sur les exercices 2016-2020. Le bail commercial, renouvelé fin 2019, court jusqu'au 31 décembre 2028, et le plan d'investissement communal de 1 M€ HT prévu entre 2018 et 2026 arrive à son terme. À notre connaissance, les recettes et les coûts réels de la commune liés aux thermes pour 2024-2026 ne sont pas publiés. Seuls ces chiffres diraient si la charge de 0,4 M€ par an a baissé ou augmenté.[4]
Rien dans les documents consultés n'indique une volonté de tromper de la part des personnes citées. Un élu ou un directeur d'établissement qui défend sa station face à un projet de déremboursement est dans son rôle. Le journaliste de Vosges Matin envisage lui-même que la sortie de la FTGE ne soit qu'un simple non-renouvellement d'adhésion. Mais un chiffre d'impact sans méthode publiée reste un argument, pas une preuve.[1][5]
Les questions qui restent ouvertes
- Quelle étude justifie les 12 M€ de retombées indirectes, et quelle part revient à Contrexéville ?
- Sur quelle base sont comptées les 40 000 nuitées et les 70 à 80 emplois directs attribués à la rhumatologie ?
- En quelle année et pour quel montant la Région a-t-elle cofinancé l'étude rhumatologie de 360 000 € ?
- Combien coûtait à Contrexéville sa cotisation annuelle à la FTGE, et pour quels services ?
- Quelles sont les recettes et les dépenses réelles de la commune liées aux thermes en 2024-2026 ?
En résumé
Le poids économique des cures, le financement de la station de Contrexéville et l'utilité de la FTGE sont trois questions distinctes. Le chiffre de 12 M€ nourrit le débat, mais il ne prouve ni l'efficacité de la FTGE, ni l'équilibre budgétaire de Contrexéville. Tant que l'étude, son auteur, son année, son périmètre et ses hypothèses ne sont pas publiés, il reste une déclaration. Il en va de même pour les « 40 000 nuitées » et les « 70-80 » emplois liés à la rhumatologie.
Vosges Soir ne met en cause la bonne foi de personne. Nous demandons seulement que des chiffres aussi structurants pour deux villes soient publiés avec leur méthode.
Sources
- « En retombées indirectes, on est autour de 12 millions d'euros », rappelle Franck Perry à propos des cures thermales à Vittel et Contrexéville (Y. Antoine, 17/10/2026, réservé aux abonnés) — Vosges Matin · consulté le 18 octobre 2026
- Région Grand Est – Le soutien à la filière thermale (exercices 2022 et suivants), rapport d'observations définitives, mai 2025 : p. 9-13 (fréquentation, tableaux 1, 3 et 4), § 3.2.2 (p. 21-22), p. 32 (tableau 9), p. 41-42 (tableaux 15 et 16) — Chambre régionale des comptes Grand Est · consulté le 18 octobre 2026
- Accord collectif APLD Rebond – SAS Thermes de Contrexéville (20/01/2026) : préambule « Situation économique et financière » et annexe 1 (effectifs au 31/12/2025) — Maître Data (accords d'entreprise publiés) · consulté le 18 octobre 2026
- Commune de Contrexéville (exercices 2016 et suivants), rapport d'observations définitives délibéré le 28 juin 2022 : synthèse (p. 3), § 4 et tableau 3 (p. 10-14), subventions rhumatologie (p. 27) — Chambre régionale des comptes Grand Est · consulté le 18 octobre 2026
- Contrexéville : la sortie de la fédération thermale du Grand Est fait réagir les acteurs locaux du secteur (Y. Antoine, 02/10/2026, réservé aux abonnés) — Vosges Matin · consulté le 18 octobre 2026
Article rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir de sources publiques, puis relu avant publication. Une erreur ? Voir notre méthode et le droit de réponse.